19 février 2015

Quand sera la fin du carnaval dans la Petrobras ?

La première plate-forme pétrolière 100% brésilienne, la P-51 produira environ 180,000 barils de pétrole et six millions de mètres cube de gaz par jour en plein régime.
La première plateforme pétrolière 100% brésilienne, la P-51 à Angra dos Reis : 180 000 barils de pétrole et 6 millions de m3 de gaz par jour en plein régime. (Crédit photo: ABr/Wikimedia Commons).

Au Brésil, c’est normal d’entendre dans les médias et la population l’affirmation suivante : «l’année courante commence juste après le carnaval». Même si notre carnaval vient de prendre fin, tous les Brésiliens attendent avec impatience la fin d’un carnaval qui aurait commencé dans les années 90 : celui de la corruption au sein de l’entreprise Petrobras. Un scandale qui laisse les Brésiliens honteux. Ils ont tous honte de leurs hommes politiques.

Depuis quelques jours, les journaux s’agitent autour du fort scandale de corruption de la plus grande entreprise brésilienne (Petrobras). Cette affaire est montée à la surface sous la présidence de Dilma Roussef, du Parti des travailleurs (PT), mais la gigantesque carte de la corruption dans l’organisation pétrolière aurait commencé depuis le gouvernement de l’ancien président M. Fernando Henrique Cardoso, du Parti social-démocrate brésilien (PSDB), dans les années 90.

La <bombe> qui s’appelle corruption dans la Petrobras à commencé a être exploitée peu de temps avant le second tour de la présidentielle brésilienne 2014. Toutefois,le bruit autour de cette affaire n’aurait quand même pas interrompu la victoire de la présidente Dilma Rousseff en octobre 2014.

Un commencement tragique pour le gouvernement Dilma Rousseff en 2015

Le début de son deuxième mandat ne pourrait pas avoir été pire pour la présidente du Brésil Dilma Roussef. En premier lieu, elle a vu la défaite du leur candidat Arlindo Chinaglia (PT) à président de la Chambre des députés, qui a été battu pour son adversaire politique Eduardo Cunha (PMDB). En deuxième lieu, la présidente Dilma Roussef a vu étonnamment baisser sa popularité avec les Brésiiiens. Vraisemblablement après l’adoption de mesures impopulaires sur le plan économique. En troisième lieu, Dilma avait avec retard demandé la démission de la présidente Graça Foster (Petrobras), pourquoi ?

Graça Fostaer, l'ancienne présidente de l'entreprise PETROBRAS, démissionné après les scandales de corruption dans l'entreprise. (Crédit photo: Roosewelt Pinheiro/ABr).
Graça Fostaer, l’ancienne présidente de l’entreprise Petrobras démissionnée après les scandales de corruption . (Crédit photo: Roosewelt Pinheiro/ABr).

Quoi de neuf?

Selon reportage paru le 14 février dans le journal Folha de São Paulo, l’actuel ministre de la Justice José Eduardo Cardoso aurait eu un rendez-vous avec des avocats de défense , des avocats de personnes soupçonnées de corruption dans l’opération Lava-Jato. Parmi eux, l’avocat Sérgio Renault, de l’entreprise UTC, qui appartient à Ricardo Pessoa. Celui-ci est arrêté depuis novembre 2014. Il est ami de l’ancien président Luiz Inacio (Lula) et aurait déjà dit qu’il y a eu utilisation d’argent de façon irrégulière durant la présidentielle 2014, en faveur de la candidate Dilma Roussef.

Enfin, nous attendons que les torts dans le scandale de la Petrobras soient identifiés (indépendamment d’une quelconque filiation politique)  et nous attendons que le Brésil puisse reprendre le chemin du développement sans corruption et plus d’attention avec ses habitants. Une chose est vraie : les Brésiliens constatent  qu’aujourd’hui il y a de la corruption n’importe dans quel parti politique. Quant à Petrobras, les Brésiliens devront lutter pour la maintenir 100 % brésilienne.

 

Fabio Santana, Mondoblogueur RFI à Natal, nord-est du Brésil. 

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